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31  03 2009

Il fallait y penser avant

3PC, par Olivier EntraiguesBon. L’épisode 13 est pas encore prêt, je vous rassure, mais on s’en rapproche. Vous verrez, vous verrez…

En attendant, comme j’aime bien me moquer, j’ai essayé un truc. Comme 3PC, c’est long et difficile à écrire, j’ai décidé que j’allais vous offrir une nouvelle façon de faire. Juste pour une fois. Une façon Ursus. Vous voyez le truc ? Court, concis, rapide, pour ne pas dire avec plein de trous dedans – qu’on a l’impression que ce gars, il a inventé une nouvelle forme de littérature, celle où c’est le lecteur qui met ce qu’il veut entre les mots (et vu qu’il y a peu de mots, ça lui laisse plein de place pour y mettre ce qu’il veut, alors il est content, le lecteur).

Alors, voilà :

3PC – Episode 13, façon Ursus

Le grand se lève. Il baîlle.

Le petit se lève. Il se racle la gorge. Il regarde le grand et le grand le regarde.

Le moyen se lève. Il tousse. Il regarde les deux autres et les deux autres regardent ailleurs.

Soudain la porte s’ouvre.

Le commissaire Loup entre dans la pièce et les abat tous les trois d’une rafale de Kalatchnikov.

Sur les trois corps flotte une odeur de poudre, sur le visage de Loup un sourire sardonique.

Et voilà. Simple comme bonjour. Et court, court, court… Un rêve !

Alors, vous en pensez quoi ? C’est bien, hein ? C’est vraiment bien, hein ? Parce que moi, j’aime bien. J’aime vraiment bien. D’ailleurs, ça me dépannerait si vous aussi vous aimiez vraiment, vraiment bien, tellement bien que vous feriez une pétition adressée à Matthieu [Rialland]pour exiger que 3PC soit poursuivi avec ce style et cette longueur pour chaque épisode. Ce qui me ferait moins de boulot, et comme ça je pourrais penser à autre chose qu’à mes trois psychopathes. Vous voudriez pas faire une pétition ? Juste une petite, petite, je suis sûr que Matthieu décidera aussi sec que 3PC, c’est mieux façon Ursus. Et même, si j’ai du bol, il refilera la fin à écrire à Ursus…

Ah mais, me faites pas dire ce que j’ai pas dit : j’ai pas l’intention d’abandonner 3PC. C’est mont truc à moi, quand même ! Faut pas l’oublier. C’est à moi. C’est même l’expression de ma personnalité profonde. C’est presque la formalisation de mes plus terribles cauchemards de quand j’étais enfant. C’est donc vachement important dans ma vie. Je peux pas abandonner ça. Plutôt mourir.

Vous voyez, c’est toujours comme ça avec les chefs… D’abord, ils vous appâtent avec un projet alléchant, un truc super tu vas t’éclater et puis c’est bon pour ta carrière allez fonce, et puis après, tu t’aperçois que c’est une usine à gaz et que c’est surtout pour la sienne, de carrière, que c’est bon. Matthieu, il est comme les autres : c’est un chef, et il a que le business à l’esprit. Il pense pas aux pauvre petits ouvriers comme nous. Il pense pas aux artistes non plus, ceux qui ont tant de mal à créer parce que c’est toujours ce qui leur fait le plus mal qu’il faut qu’ils mettent dans leur peintures, leurs chansons, leurs romans. Il y pense pas du tout. Lui, c’est juste qu’il a son business à faire tourner – et HAMARAH.com, j’aime autant vous dire que ça fait du chiffre ! Nous, on bosse, et lui il roule en Hummer. Sans déconner.

Alors, voilà : maintenant que vous avez pensé à rien en faisant votre pétition, vous allez vous en mordre les doigts. Eh oui, fallait y penser avant ! Maintenant, c’est Ursus qui va finir 3PC, et moi j’ai plus de boulot. C’est comme si vous aviez acheté des actions d’une saloperie de mine de manganèse au Congo. Vous saviez pas, c’est sûr, mais il fallait vous renseigner avant. Maintenant, tous ces petits enfants noirs qui ont plus rien à boire et à manger parce que la mine a tout pollué à trente bornes à la ronde, ils passent à la télé. Et c’est de votre faute. C’est comme moi : j’ai plus de boulot, et c’est votre faute. C’est vous qui m’avez dépouillé de l’oeuvre de ma vie, avec la pétition que vous avez envoyée à Matthieu.

Mais il y a un truc qui me fait bien rigoler, quand même : c’est que Ursus, maintenant, il faut qu’il se dépatouille de ce truc super tu vas t’éclater et puis c’est bon pour ta carrière allez fonce… Bon courage, mon gars ! Et compte pas sur moi pour te filer mes notes. Y a pas marqué pigeon, là.

Voilà. Sur ce, je vais aller dormir. Et la prochaine fois, j’essaierai de vous parler de 3PC.

PS – Fallait pas la payer, la redevance ! Comme ça, ils auraient jamais eu les ronds pour aller faire leur reportage au Congo. A la place, ils auraient fait un truc sur la fête des Mères à Thionville et vous seriez restés bien peinards avec vos actions qui montent, qui montent, qui montent…


2 commentaires sur “Il fallait y penser avant”

  1. Merci, Olivier. Mais je ne t’ai jamais demandé de faire 3PC. C’est toi qui me l’as proposé ! Quant à charger Ursus de terminer ça à ta place, je ne lui infligerai certainement pas cette épreuve. Tu as commencé, tu finis.

  2. Tiens ! Je vous avais dit : ce gars-là, c’est un vrai chef. Tout pour sa carrière, rien pour les artistes…

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