HAMARAH.com

13  07 2009

Allo Houston, nous avons un problème…

La Forge des âmes, récit interactifBon, d’accord, la comparaison avec Apollo 13 est un peu tirée par les cheveux… Mais le fait est que la fusée Forge des âmes a un problème. Et un sérieux.

Plutôt genre Tournesol et pas vraiment NASA, je m’imaginais que tout irait bien, quand j’ai lancé la Forge. C’était facile : vous me dites ce que font les personnages, puis je poursuis le texte, puis vous me donnez à nouveau votre avis, et ainsi de suite. Sauf que ça, c’était la théorie.

En théorie, on avait devant nous une belle petite histoire plus ou moins interactive, et surtout de bons moments à débattre de la suite du récit. (Et, pour moi, de belles heures à essayer de faire coller l’histoire à vos moindres désirs.)

En pratique, en revanche, c’est raté. Dommage.

C’est ma faute, je vous présente mes excuses. Ma principale erreur est de n’avoir pas suffisamment réfléchi avant de lancer la Forge. Trop d’impatience mène souvent à ce genre de résultat, quand on s’aventure en terrain inconnu.

Ce jeu est injouable. Et je ne vous cacherai pas que j’ai eu un peu de mal à l’admettre. D’où mon silence, récemment, sur ce sujet.

C’est injouable parce que l’objectif de l’exercice, à savoir permettre aux lecteurs d’influencer la suite des évènements du récit par leurs réponses aux questions posées par l’auteur, n’est pas atteignable. Cela pour deux raisons : d’une part, utiliser plusieurs personnages points de vue et en changer à chaque épisode empêche de contrôler les actes de ce personnage ; d’autre part, le manque de précision des questions empêche de transformer les réponses en actions des personnages. La formule ne peut pas fonctionner dans ces conditions.

Pour que ce je marche, il aurait sans doute fallu deux choses : que le même personnage soit aux commandes du récit d’un épisode à l’autre, et qu’on utilise un outil permettant de voter précisément sur la prochaine action de ce personnage.

Bon. Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

Pour moi, le principe d’un tel jeu reste intéressant. Il faut simplement en définir plus précisément le fonctionnement, et mettre en place les outils et les procédures nécessaires pour qu’il se déroule bien. Un jeu sans règles du jeu ayant assez peu de chances d’être jouable, rien d’aberrant là-dedans. Je vais continuer à réfléchir là-dessus, et je vous livrerai le résultat de mes réflexions.

Une fois parvenu à une formule applicable, je vous proposerai un nouveau jeu. Et je créerai un nouveau récit pour ça, en respectant évidemment les règles auxquelles je serai parvenu. Vous serez alors invités à participer.

Et la Forge des âmes ? Je me suis attaché à cette histoire, en écrivant les cinq premiers épisodes et en développant l’histoire à laquelle appartenait ceux-ci. Je vais donc continuer à écrire cette histoire. Je ne peux pas vous dire quand elle sera achevée (j’ai déjà de quoi faire avec les Chants, Thunder Bay ou Mon papa et moi), mais vous en entendrez certainement parler sur HAMARAH.com. A suivre.

Vous avez des idées sur le futur jeu qui pourrait remplacer la Forge, des questions sur le point où j’en suis, des reproches à me faire sur cet échec sanglant ? Postez donc un petit commentaire, ci-dessous…


5 commentaires sur “Allo Houston, nous avons un problème…”

  1. Mathieu,

    L’enfer de l’auteur est pavé de bonnes intentions littéraires. Je pense que le projet était louable et même intéressant, mais, à mon goût, trop long pour captiver jusqu’au bout l’intérêt du piètre lecteur que je suis.
    S’en tenir à moins de cinq feuillets te semble-t-il impossible?
    Au final, la Forge peut devenir une nouvelle, ou même un roman, mais c’est une autre orientation. L’execice tel que tu le proposes me semble difficile à mener à son terme tant pour l’auteur que pour le lecteur, zappeur.

    En terme d’écriture participative, tu pourrais peut-être proposer aux lecteurs de rédiger une phrase, une seule, de la longueur qu’ils veulent et sur laquelle tu broderais ensuite la suite. Plus de questions, forcément subjectives puisque c’est toi qui les poses, mais un exercice où chacun se sent associé, même si, évidemment, c’est l’auteur qui décide quelle suite il entend donner…

    Voilà, voilà. J’espère n’avoir pas pris trop de place, mais, bon, c’est pas tous les jours 14 juillet.
    A bientôt le plaisir de te lire,

    Nicolas.

  2. Merci de ce commentaire, Nicodelphlas…
    En effet, on aura toujours un problème de longueur : certains veulent faire court, d’autres long, et faire ensemble c’est trouver un compromis.
    L’idée de la phrase me paraît intéressante. A creuser.
    Plus d’idées là-dessus dans les jours qui viennent, quand la météo aura viré à l’aigre et que les tongs seront usées…

  3. Dommage. J’espère que vous nous publierez ça bientôt, Matthieu… On veut la suite !

  4. Laissez-moi le temps de travailler dessus. Je ne vais pas vous faire ça en quinze jours. Même si j’aimerais bien.

  5. Ici aussi, on veut la suite…
    Et le chien, il devient quoi ? Dix contre un qu’il va attraper celui qui a balancé le couteau.

Postez un commentaire

Veuillez utiliser votre propre signature. Pour plus d'information, consultez la page Signatures. Merci.

« | »