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Archives pour la catégorie » Chants

La série Chants de Matthieu Rialland vous propose une quarantaine de textes. Ces monologues indépendants les uns des autres nous donnent à regarder une portion du monde, un morceau du temps, par les yeux d’un personnage différent à chaque fois. Emouvant, révoltant, tragique, dérisoire, amusant, merveilleux, c’est selon…

Parce que notre cause est juste

Et l’or, et les joyaux, et les femmes offertes du roi d’Abyssinie nous sont promis. Parce que nous sommes les plus forts. Parce que nous sommes les meilleurs. Parce que notre cause est juste.

Tant et tant des nôtres sont tombés. Tant et tant de souffrances nous avons traversées. Tant et tant de cauchemards nous avons conjurés.

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Prisonnier

Es-tu un monstre, toi aussi ?

Prisonnier comme nous de cette cage immonde ?

Tu es nouveau parmi nous. Tu cries trop. Tu vocifères. Tu gesticules. Tu crois encore pouvoir changer les choses.

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Vaincu

Et puis, un jour, tu t’aperçois que tu n’as jamais été rien d’autre qu’un putain d’escroc. Rien d’autre qu’une espèce de menteur. Et que tu n’as plus rien sous le capot que tes derniers coups de gueule et ta bouche de travers.

Tu te croyais le plus droit, le plus honnête, le champion des chevaliers blancs. Tu n’es qu’un dégonflé planqué sous ses principes.

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Vers le nord

Retirons-nous, ami, et filons vers le nord. La bataille est perdue, crois-moi, essayons d’y survivre… Il y aura d’autres guerres, d’autres batailles, il n’est pas nécessaire de mourir ici.

Vers le nord, ami, vers le nord ! Nous y serons dans quatre jours, si nous partons maintenant… Mais ne tardons pas, la nuit tombe.

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Ma vie est ailleurs

Ma vie est ailleurs, de pierre et de cuivre, droite sous le ciel, élancée, lancée…

Ma vie est ailleurs. Bossage. Bobine. Flèche d’une fontaine érigée sur des vasques rondes comme des seins. Aiguille au dé d’or. Fils emmêlés. Pavé. Ma vie est ailleurs.

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Voici venu le temps

Reposer sur le sein de la femme qu’on aime, c’est aller à la tombe et s’allonger par terre, entre la fleur et le marbre. Des souvenirs dansent et dansent, des souvenirs qui suintent entre les petits carreaux de mon âme…

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Toutes les larmes de mon corps

A la licorne, au cul des belles étrangères, à la santé du portier du royaume des songes, je lève mon verre, je bois la liqueur de la vie, la crème de l’existence, et je chante, et je crie sur les toits joies et peurs, je crois, je prie, je bois !

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Tu es venue

Le temps était si long qu’il semblait immobile. Il manquait un sourire à ma bouche et une pensée souriante à mon âme. Encore eût-il fallu une cible à ce sourire…

Tu es venue. Le monde n’est plus le même, non plus que le temps.

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C’est de l’or

Viens avec moi, la fille. Montre-moi ton lit, et passons un doux moment ensemble…

Allons, te dis-je. Je te paierai ce que tu demandes, n’aie crainte.

Cela ne se fait pas, mais peut-être souhaites-tu que je te le donne ici, ton argent ? Regarde : c’est de l’or. Tu n’en as jamais vu, n’est-ce pas ? Elle est à toi, la pièce, si tu me fais du bien. Allez, viens !

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L’Ecureuil

Trois cavaliers cornus environnés de noir ont passé sur la route. Trois ombres de tonnerre qui sentaient la poudre. Trois grands lutins terribles. Trois démons surgis de mes profondeurs. Quelque part au pied de montagnes lointaines, un trou rond dans le roc avait libéré mes crapauds souterrains.

Au plus profond des bois, avec un écureuil au creux de mon épaule, je me suis caché. Et j’ai attendu.

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